Plusieurs laboratoires pharmaceutiques marocains participent au Forum pharmaceutique International qui aura lieu à N'djamenha, au Tchad du 5 au 8 Juin 2012. Objectif :
présenter l’offre marocaine et créer des synergies sur place entre opérateurs des deux ays, aussi bien dans le secteur privé que public.
Au fil des années, les laboratoires marocains ou étrangers installés au Maroc ont acquis une grande notoriété sur les marchés mondiaux.
Grâce à leur souci permanent de qualité et de respect des normes les plus exigeantes, ils ont pu conquérir des marchés en Europe, en Afrique, en Amérique, en Asie ou dans les pays du Moyen Orient, obtenant à chaque fois des certificats de conformité et de mise sur le marché de la part des autorités sanitaires les plus strictes.
L’offre marocaine en produits pharmaceutiques couvre toutes les gammes thérapeutiques et répond à 70% des besoins locaux en médicaments. 8 à 10 % de la production est par ailleurs orientée vers l’export. En effet, la situation privilégiée du Maroc à la croisée de plusieurs continents font de l’export un axe stratégique à consolider pour l’ensemble de la filière.
Aujourd’hui, les exportations marocaines ne se limitent plus aux pays du Maghreb (Algérie et Libye) et une dizaine de pays subsahariens. Les laboratoires nationaux ont pu s’imposer en France, en Espagne, en Arabie Saoudite, etc.
Les exportations marocaines en médicaments profitent également de l’impact positif des Accords de libre échange conclus par le royaume avec une cinquantaine de pays dans le monde. De plus, la coopération dans le secteur pharmaceutique entre le Maroc et ses partenaires signataires des ALE a permis aux laboratoires marocains de se mettre à niveau et d’innover davantage pour produire un médicament de grande qualité, parfaitement compétitif sur le marché international.
En tout, le Maroc dispose de 36 laboratoires pharmaceutiques qui réalisent un chiffre d’affaires global 7,9 milliards de dirhams. Le secteur crée 40.000 emplois directs et indirects.
Le nombre de pharmacie est quant à lui estimé à 11.000 sur l’ensemble du territoire national.
Contrôle. Le souci de la qualité
C’est l’une des principales caractéristiques du médicament « made in Morocco ».
La production de ce dernier passe en effet par quatre niveaux de contrôle au moins. Il y a d’abord le Laboratoire National de Contrôle du Médicament (LNCM), qui dépend de la Direction du Médicament et de la Pharmacie et qui soumet l’octroi de l’AMM (autorisation de mise sur le marché) à de multiples conditions de contrôle, assez draconiennes.
Soucieux de préserver la qualité des produits marocains, les laboratoires installés dans le royaume exercent ensuite des contrôles sur chacun des lots fabriqués. Autant que le pourvoyeur de licence qui peut contrôler le respect des procédures et des normes de qualités exigées.
Le ministère de la Santé peut enfin à tout moment procéder à des contrôles par le biais de l’Inspection de la pharmacie. Selon l’Association marocaine de l’industrie pharmaceutique, « les experts sont unanimes pour reconnaître à l’industrie pharmaceutique marocaine les exigences d’une assurance qualité sans cesse améliorées ».
Un système d’assurance qualité conforme aux exigences des Bonnes Pratiques de Fabrication et des textes réglementaires en vigueur existe d’ailleurs au Maroc depuis une trentaine d’années.