Stratégies Sectorielles | Maroc Export

Plan National de Développement des Echanges Commerciaux

Depuis l’année 2007, le déficit de la balance commerciale des biens dépasse à lui seul la valeur des exportations. Cette aggravation du déficit commercial a entrainé une baisse des avoirs extérieurs en devises qui ne couvrent actuellement que près de 4 mois et 19 jours des importations au lieu de plus de 9 mois en 2007. Le déficit commercial a conduit également à une reprise de l’endettement extérieur qui est passé de 19,8% du PIB en 2007 à 25,7% actuellement. Ce déficit figure parmi les principaux facteurs qui entravent l’augmentation de l’investissement à même de permettre au pays d’atteindre un niveau de croissance économique capable de créer l’emploi et d’améliorer le niveau de vie. 

En vue de remédier à cette situation et d’ériger la maitrise du déficit de la balance commerciale en une priorité nationale interpellant tous les acteurs, le Ministère chargé du Commerce Extérieur a élaboré en concertation avec les ministères concernés, le Plan National de Développement des Echanges Commerciaux (PDEC). Ce plan qui a été adopté par le Conseil du Gouvernement le jeudi 5 juin 2014 s’articule autour de 3 axes, déclinés en 20 chantiers et 40 mesures.

Le premier axe du plan prône la valorisation, le développement et la promotion des exportations comme principale solution pour réduire le déficit commercial, notamment à travers: 
- La définition d’une vision partagée et inclusive pour le développement du commerce extérieur, en harmonie avec les différentes stratégies sectorielles;
- Le renforcement de l’efficacité des mesures d’accompagnement des entreprises exportatrices;
- La rationalisation et l’amélioration des retombées du système de promotion des exportations;
- L’anticipation des évolutions économiques sociales et environnementales et le renforcement de la prospection des opportunités commerciales existantes;
- L’ouverture de nouveaux marchés à travers la négociation des accords commerciaux.
 
Au niveau de son deuxième axe, le PDEC vise la régulation des importations et la facilitation des démarches liées au commerce extérieur, à travers notamment :
- La régulation des importations en renforçant le contrôle douanier et la lutte contre la contrebande;
- L’organisation de la profession de l’opérateur du commerce extérieur;
- L’accélération du chantier de dématérialisation des documents du commerce extérieur;
- L’amélioration de l’efficacité du système de la défense commerciale.
Le troisième axe porte sur le développement de la valeur ajoutée locale du produit national, et vise à réaliser les chantiers suivants : 
 
- La promotion et le soutien de l’intégration économique;
- La mise en œuvre des conventions de compensation industrielle existantes et le développement de nouveaux projets de compensation pour les grands investissements publics. 
Le Ministère délégué auprès du Ministre de l’Industrie, du commerce, de l’Investissement et de l’Economie Numérique, chargé du Commerce Extérieur a initié la mise en œuvre de ce Plan via une feuille de route claire. 
 

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Télécharger le plan national de développement des échanges commerciaux 2014-2016 

 

La nouvelle stratégie d’accélération industrielle (2014-2020)
La nouvelle stratégie industrielle vise essentiellement à augmenter la cadence d’industrialisation au Maroc. Pour atteindre cet objectif, un Fonds de développement industriel (FDI) sera créé et doté d’une enveloppe de 20 milliards de dirhams (2,5 milliards de dollars). Ce fonds d’accompagnement, doté d’une enveloppe financière jamais mobilisée auparavant, permettra au tissu industriel de se consolider, de se moderniser et de développer sa capacité de substitution de produits importés.Six dynamiques sont mises en œuvre pour soutenir la réforme industrielle escomptée, à savoir la mobilisation de 1.000 hectares de foncier publics locatifs, l’engagement du secteur bancaire pour soutenir activement l’industrie et la refonte du système de garantie publique aux PME. Leplan s’appuie également sur dix mesures clefs, à savoir la création d’une nouvelle dynamique et d’une nouvelle relation entre grands groupes entreprises locomotives- et PME, le renforcement de la place de l’industrie en tant que pourvoyeur d’emploi majeur, notamment pour les jeunes, et l’optimisation des retombées sociales et économiques de la commande publique via la compensation industrielle.
Le plan marocain d’accélération industrielle 2014-2020 prévoit également un suivi des accords de libre-échange (ALE) en cours de négociations, et une surveillance sans relâche du respect des dispositions des ALE existants, l’instauration d’une culture de "Deal Making" dans la poursuite des IDE, et l’amplification de la vocation africaine du Maroc, s’inscrit dans le prolongement de la stratégie Emergence.
Depuis 2005, la politique industrielle du Maroc s’articule autour du plan Emergence renforcé en 2009 par le Pacte pour l’émergence industrielle. Le Pacte National d’Émergence Industrielle, scellé entre le gouvernement et le secteur privé, couvre la période 2009-2015 et offre plus de visibilité aux investisseurs. Il coûte à l’Etat 12,4 milliards de DH, permet de créer quelque 220 000 emplois et doit générer, chaque année, 50 milliards de DH de plus de PIB et autant en investissements industriels privés et 95 milliards de DH d’exportations en plus.
Afin de fournir l’appui nécessaire aux entreprises, quatre chantiers transversaux font partie du Pacte et accompagnent ses actions : le renforcement de la compétitivité des PME, l’amélioration du climat des affaires, la formation et le développement des parcs industriels de nouvelle génération, appelés P2I ou Plateformes Industrielles Intégrées.
Outre l’objectif de promotion des investissements et d’augmentation du PIB industriel, le plan a pour but de créer des emplois pérennes et réduire ainsi le chômage urbain, un des grands paris du Maroc actuel dont la stabilité politique devrait booster le progrès économique et mettre l’accent davantage sur les lacunes enregistrées en matière de politique sociale et de développement humain.
 

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Le Ministère de l'Industrie, du Commerce et des Nouvelles Technologies

 

 

Le Plan Halieutis

Lancé le 29 septembre 2009, sous la présidence de Sa Majesté le Roi Mohamed VI, le Plan Halieutis vise le développement d’une nouvelle dynamique  dans le secteur halieutique.

Ce Plan repose sur trois axes stratégiques, à savoir :

  • - La durabilité : assurer la pérennité du secteur  pour les générations futures
  • - La performance : gérer de manière efficiente les équipements et les infrastructures de débarquement, et mettre en place un mécanisme de contrôle de la qualité, afin de garantir, aux consommateurs, l’accès à des produits avec un haut niveau de sécurité sur les plans de l’hygiène et de la santé.
  • - La compétitivité : proposer  des produits bien valorisés et compétitifs, en facilitant l’accès des industriels aux matières premières et en misant sur les marchés les plus porteurs.

En outre, le Plan Halieutis a pour objectifs de réduire l’informel, d’augmenter le nombre d’emplois directs et indirects dans le secteur, de multiplier le chiffre d’affaire des exportations et de booster la consommation de poisson au Maroc.

 

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Tourisme Vision 2020

La Vision 2020, vise à  doubler la taille du secteur touristique, hissant ainsi le Maroc parmi les 20 premières destinations touristiques mondiales. Elle jouera un rôle important dans le processus de régionalisation avancée dans lequel le Royaume s'est engagé, en adoptant une démarche novatrice et en s'appuyant sur 8 territoires. 
 
Elle a été conçue sous l'impulsion de SM le Roi Mohammed VI pour mettre en valeur chacune des régions du Maroc, et pour mettre en place un tourisme respectueux de l'environnement. Le développement durable est en effet un des grands axes de la Vision 2020. Le tourisme marocain prendra en compte la préservation des ressources naturelles, le maintien de l'authenticité socioculturelle des régions et le développement et bien être des populations locales. 
Des "éco territoires" vont émerger et seront de véritables vitrines du Maroc en matière de développement durable.
Huit nouvelles destinations touristiques vont naître dans le cadre de la Vision 2020, 200.000 nouveaux lits touristiques vont être créés à travers le Royaume et les arrivées de touristes étrangers vont être doublées. 
Le pays compte multiplier par trois le nombre de voyageurs nationaux alors que les recettes touristiques vont être portées à 140 milliards de dirhams (MMDH) en 2020, soit une somme cumulée sur la décennie proche de 1 000 milliards de dirhams.
 
Six grands projets structurants, impulsés et soutenus par l'Etat, les régions et le secteur privé, seront mis en place : le programme Azur 2020 (en continuité avec le plan Azur), le programme Patrimoine et Héritage, qui vise à faire rayonner l'identité culturelle du Maroc et le programme Eco&Green, qui a pour objectif de valoriser des espaces naturels préservés d'exception. 
 
Il s'agit aussi du programme Animation et Loisirs (enrichir l'offre touristique hôtelière et la rendre plus compétitive), le programme Niches à forte Valeur Ajoutée (positionner le Maroc comme destination de rang international sur le Bien être) et le programme Biladi (une des grandes priorités de la Vision 2020 avec la réalisation des 7 stations initialement prévues dans les régions les plus prisées par les marocains).
 
Dans le cadre de la dynamisation du secteur touristique visant à rééquilibrer l’offre au profit d’une offre balnéaire marocaine compétitive au niveau international, deux projets majeurs commencent déjà à prendre forme :
 -Le premier est le «Wessal Casablanca-Port», qui consiste en la reconversion d’une partie de l’ancien port de Casablanca, permettant la création d’un nouveau centre urbain. Marina, complexe résidentiel, centre d’affaires, centres commerciaux, espaces de loisirs, hôtels et musée, tout est prévu en vue de consolider davantage le positionnement et l’attractivité de la capitale économique. Dans le même sillage, 
- Le projet «Wessal Bouregreg» à Rabat prévoit la création de nouvelles infrastructures culturelles, des espaces ludiques, des espaces publics et des espaces verts, avec des programmes résidentiels, tertiaires et hôteliers, en plus d’une marina.
 
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Le Ministère du Tourisme du Maroc

Maroc Plan Vert
Le Plan Maroc Vert, stratégie de relance et de modernisation de l’agriculture marocaine, a été lancé en 2008.  Ce plan insiste sur le fait que l’agriculture est un secteur prioritaire de la politique économique et sociale du Maroc. 
 
Le Plan Maroc Vert s’articule autour de deux piliers complémentaires : 
 
Le pilier I porte sur le développement accéléré d’une agriculture moderne et compétitive, vitale pour l’économie nationale et ce, à travers la concrétisation de projets à haute valeur ajoutée et à forte productivité (lait, agrumes, petits fruits rouges, olives…).
Il cible 400 000 exploitations avec un investissement de 110 à 150 Mds DH pour la réalisation de 700 à 900 projets. L’objectif est de développer une agriculture performante, adaptée aux règles du marché, en s’appuyant sur des investissements privés, organisés autour de nouveaux modèles d’agrégation équitable.
Le pilier II concerne l’accompagnement solidaire de la petite agriculture.  Il est dédié à la mise à niveau des acteurs agricoles fragiles et à la lutte contre la pauvreté rurale, en augmentant significativement le revenu agricole des exploitants les plus fragiles, notamment dans les zones rurales.  
600 à 800 000 exploitants sont ciblés avec un investissement de 15-20 Mds DH pour la réalisation de 300 à 400 projets sociaux. Il convient de mentionner que le pilier II est axé sur trois types de projets : les projets de reconversion (des petites exploitations existantes vers des cultures à plus haute valeur ajoutée), les projets d’intensification (pour accroître la productivité) et les projets de  diversification (appui à la diversification dans le but de générer des revenus agricoles complémentaires). 
Les retombées positives escomptées du Plan Maroc Vert aux plan économique et social sont très importantes.
 
En effet, la mise en œuvre de ce plan devrait générer 1 à 1,5 millions d’emplois, un PIB annuel variant entre 70 et 100 MMDH, le lancement d'une nouvelle vague d'investissements estimés à 10 MMDH par an, l'amélioration des revenus des agriculteurs avec la multiplication par le double, voire par le triple des revenus d'environ 3 millions de ruraux.
 
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Le Plan Solaire

Lancé en 2009, sous la présidence de Sa Majesté le Roi Mohamed VI, le Plan Solaire marocain est un projet très ambitieux. Ce projet s’inscrit dans le cadre de la stratégie énergétique du Maroc, qui mise sur le développement des énergies renouvelables et sur le développement durable.

La réalisation du Plan Solaire marocain est prévue sur cinq sites : Ouarzazate, Ain BniMathar, Foum Al Oued, Boujdour et SebkhatTah.

L’accomplissement de ce projet va permettre de réduire la dépendance énergétique du Maroc  et  d’économiser en combustibles. Il permettra aussi de préserver l'environnement, par la limitation des émissions des gaz à effet de serre.

Par ailleurs, ce projet inclut la formation, l'expertise technique, la recherche développement, la promotion d'une industrie solaire intégrée et potentiellement le dessalement de l'eau de mer.

La mise en œuvre du Plan Solaire marocain est confiée à l’Agence Marocaine pour l’Energie Solaire (Moroccan Agency for SolarEnergy).

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l’Agence Marocaine pour l’Energie Solaire

Stratégie Nationale Du Développement Du Secteur Minier
Le Maroc dispose actuellement d’une nouvelle Stratégie Nationale de développement du secteur minier qui repose sur des objectifs ambitieux à l’horizon 2025 visant à:
- Tripler du Chiffre d’affaires du secteur à plus de 15 Milliards de Dirham, 
- Multiplier par 10 le volume d’investissement dans l’exploration et la recherche minière à près de 4 Milliards de Dirhams
- Doubler des emplois générés par le secteur à plus de 30 000 emplois directs.
 
La stratégie prévoit la mise en œuvre de plusieurs piliers structurants touchant l’ensemble de la chaine de l’activité minière ; l’exploration, la recherche, l’exploitation, la valorisation et à la transformation des minerais.
 
Au niveau de la trajectoire de mise en œuvre de cette stratégie, la priorité est accordée à la redynamisation de l’exploration et la recherche.
Ceci permettra la découverte de nouveaux gisements et l’augmentation de la durée de vie des mines actuelles.
Les principaux chantiers ouverts concernent :
- La modernisation du cadre législatif et réglementaire, 
- La mise à niveau du patrimoine minier national visant à libérer les permis miniers dont les travaux ne sont pas menés de manière optimale,
- La redynamisation de la production de la cartographie géologique et l’amélioration de son accessibilité,
- La mise en place de mesures incitant à l’investissement dans la recherche minière-activité fortement risquée et capitalistique, 
- La professionnalisation de la promotion minière afin de capter un grand nombre d’opérateurs au niveau de la phase amont d’exploration et de recherche, 
- Le développement de l’offre de formation dans les métiers de la géologie et de la mine.
 
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Vision 2015 pour l’Artisanat
Le Gouvernement s’est doté d’une stratégie pour le secteur de l’artisanat dénommée « Vision 2015 »  dont le principal objectif est une dynamisation de l’activité de l’artisanat et de l’emploi à horizon 2015 et l’augmentation des exportations des produits d’artisanat.
 
La stratégie Vision 2015 s’est fixée comme objectifs pour les cinq prochaines années de :
- Créer  environ 115 000 emplois d’ici 2015.
- Multiplier par deux le chiffre d’affaires de l’artisanat à contenu culturel.
- Multiplier par 10 les exportations formelles.
- Générer 4 milliards de PIB supplémentaire pour atteindre 10 milliards de DH en 2015
- Créer des entreprises capables de pénétrer les canaux de distribution adaptés aux consommateurs ciblés, en favorisant la création d’acteurs de référence et en  développant un tissu de PME structurées.
- Améliorer les revenus et les conditions de travail des artisans.
 
Pour ce faire, cette stratégie a prévu de mener les actions suivantes :
- Le soutien et l’encadrement des artisans à travers des programmes de formation.
- Des programmes de développement de la conception des produits.
- L’amélioration de la qualité et des techniques de production.
- L’appui  à la commercialisation. 
 
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La Stratégie Nationale de Développement de la Compétitivité Logistique

L’Etat et le secteur privé représenté par la CGEM ont défini une stratégie qui s’étale sur la période 2010-2015 pour le développement de la compétitivité logistique du Maroc.

Ce contrat programme a pour but de :

-       Définir le cadre de développement du secteur de la logistique au Maroc

-       Fixer les grandes lignes et les objectifs de la nouvelle stratégie intégrée pour le développement de la compétitivité logistique

-       Décliner les engagements communs de l’Etat et du secteur privé.

La stratégie logistique présente des enjeux économiques importants, elle ambitionne de:

-       Réduire le poids des coûts logistiques du Maroc par rapport au PIB pour passer de 20% à 15%,

-       Accélérer la croissance du PIB en gagnant 5 points sur 10 ans par l’augmentation de la valeur ajoutée induite par la baisse des coûts logistiques et l’émergence d’un secteur logistique compétitif,

-       Contribuer au développement durable du pays, à travers la réduction des émissions CO2 liées au transport routier de marchandises de 35%, et la décongestion des routes et des villes.

Pour atteindre les objectifs généraux du développement de la compétitivité logistique de l’économie nationale, la stratégie logistique s’articule autour de cinq axes clés :

1.     Le développement d’un réseau national intégré de zones logistiques à proximité des grands bassins de consommation, des zones de production et des principaux points d’échanges et grandes infrastructures de transport (ports, autoroutes, chemins de fer, …), sur une superficie globale de 3.300 ha dont 2.080 ha à moyen terme ;

2.     La mise en œuvre de mesures d’optimisation et de massification spécifiques aux principaux flux de marchandises (conteneurs, céréales, produits énergétiques, exportations,…) ;

3.     L’émergence d’acteurs logistiques, publics et privés, intégrés et performants ;

4.     Le développement des compétences à travers un plan national de formation dans les métiers de la logistique.

5.     La mise en place d’un cadre de gouvernance du secteur avec la création de l’Agence Marocaine de Développement de la Logistique et la mise en place de l'observatoire marocain de la compétitivité logistique.

La mise en œuvre des mesures et actions relatives à ces axes s’opérera progressivement et sur plusieurs vagues avec des objectifs ambitieux à court et moyen termes, pour un déploiement complet à l’horizon 2030.

Dans le cadre de l’exécution de la stratégie nationale logistique, le contrat programme entre l’Etat et le secteur privé prévoit la conclusion :

-       De contrats d’application pour le développement des plateformes logistiques au niveau régional ;

-       De contrats d’application horizontaux et sectoriels relatifs à la formation, à la qualification du transport routier de marchandises ainsi qu’à l’amélioration des chaines logistiques relatives aux flux des produits énergétiques, produits agricoles, distribution nationale, matériaux de construction et au flux import/export.

 

Transport maritime : Six projets pour 2030
 
La  vision portuaire pour 2030, a pour but de doter le Pays de ports performants, catalyseurs de la compétitivité de l’économie nationale, moteurs du développement régional du territoire et acteurs incontournables dans le positionnement du Maroc comme plateforme logistique du bassin méditerranéen.
Dans ce cadre, cette stratégie a permis de définir 6 pôles portuaires :
- Le pôle de l’Oriental tourné vers l’Europe et la Méditerranée et notamment le Maghreb,
- Le pôle du Nord-Ouest, porte du Détroit avec Tanger, 
- Le pôle de Kenitra-Casablanca qui regroupe notamment deux ports, Mohammedia et Casablanca, au sein d’une même conurbation, 
- Le pôle Abda – Doukkala, centre de l’industrie lourde, avec Jorf et Safi,
- Le pôle du Souss – Tensift, avec le complexe portuaire d’Agadir,
- Le pôle des Ports du Sud regroupant 3 ports : Tan Tan, Laâyoune, et Dakhla.
 
Extension du Port Tarfaya : 
Le port de Tarfaya est le port le plus proche des Iles Canaries. L’ambition pour ce port est de :
- Reprendre les activités de pêche (40 000 Tonnes/an, 300 barques de pêche artisanale)
- Pérenniser une ligne Ferry avec les Iles Canaries (17300 Pax/an, 2800 véhicules/an) 
- Offrir une possibilité d’accueil pour la plaisance, ce qui permettrait d’étendre le bassin de navigation des Canaries au Maroc tout en développement la partie socio-économique de la ville
Le coût d’investissement est de 505.45 Mdh avec un financement provenant du Budget Général de l’Etat avec un délai d’exécution de 26mois.
 
Extension du nouveau port de Dakhla
La création d’un nouveau port atlantique à la province de Dakhla a pour but de développer l’activité de la pêche dans la région à travers l’exploitation du stock C du poisson pélagique. Ce projet permettra aussi d’améliorer l’économie de la région en développant les trafics industriels, énergétiques et les marchandises diverses tout en contribuant au développement social et économique de la région Sud du Maroc.
La durée d’exécution du projet est de 24mois avec un financement de l’Etat d’un montant de 354,63 Mdh
 
Port de Safi
Nouveau port de Safi : Le nouveau Port de Safi s’insère dans le Pôle Abda-Doukkala, l’un des six pôles définis dans la stratégie portuaire nationale, dont la vocation majeure est d’accompagner le secteur énergétique et l’industrie chimique de la Région ainsi de contribuer au développement du transport des grands vrac liés à l’énergie et l’industrie minérale. 
La durée d’exécution du projet est de 53 mois avec un investissement de 3,929 MMdh
Confortement du quai de rive du port de Safi : Les objectif de ce projet est de :
- Réparer les dégradations relevées ;
- Préserver les ouvrages d'accostage
- Mise à niveau des ouvrages d'accostage
Un délai d’exécution de 20 mois avec un coût du projet 50Millions DHS/HT
 
Port d’Essaouira
- Extension du port d’Essaouira : Ce projet est toujours en cours d’étude d’appels d’offres. Cette extension permettra de :
- Disposer d’espace pour la mise en place des installations et équipements de salubrité pour la pêche en conformité avec les normes internationales et notamment celles de l’Union européenne.
- Offrir des conditions de sécurité adéquates aux pêcheurs et aux plaisanciers
- Répondre à la vocation touristique d’Essaouira
 
Port d’Al Hoceima
- Réalisation d’une nouvelle ère de plaisance au Port d’Al Hoceima : elle permettra la diversification et la promotion des activités du port d’Al Hoceima, dotera la région d’un port de plaisance aux standards internationaux et sera en alignement avec la vision du secteur du tourisme. 
Le  coût du projet est de 140Millions de DHS/HT
- Confortement de falaise adjacente à la voie contournement du port d’Al Hoceima pour protéger le port contre la chute de blocs rocheux ainsi que les véhicules et  piétons contre la chute de blocs rocheux;
 
Port de Sidi Ifni
Construction de l'épi d'arrêt de sable et confortement des ouvrages de protection et dragage massif pour le port de Sidi Ifni, Les objectifs du projet :
- Résoudre les problématiques d’accès au port de sidi Ifni ;
- Garantir la sécurité de la navigation dans le chenal d’accès au port.
- Préserver les ouvrages de protection.
- Réparer les dégradations constatées.
- Mise à niveau des ouvrages de protection.
- Mise à niveau des infrastructures du port de Sidi Ifni.
Le délai d’exécution est de 30mois avec un montant de 267 Millions de DHS/HT pour la construction de l'épi et le confortement des ouvrages (le dragage massif est estimé à 76 MDH/HT)
 
Port d’Agadir
Confortement des quais de commerce de port d’Agadir, qui a pour objectifs :
- Réparer les dégradations relevées ;
- Préserver les ouvrages d'accostage
- Mise à niveau des ouvrages d'accostage 
Un marché programmé pour 2014 avec un investissement de près de 120Millions de DHS/HT
 
Travaux d’extension du Quai Nord au port de commerce d’Agadir : pour satisfaire la demande croissante des trafics au port d’Agadir et augmenter la capacité d’accueil. Un Coût de projet de 112 Millions de DHS/HT
 
Port de Laayoune
Les objectifs du projet sont de :
- Renforcer la stabilité des ouvrages de protection ;
- Augmenter la capacité des ouvrages à protéger le port contre les conditions climatiques défavorables de la zone atlantique sud.
Le coût du projet est de 32Millions de DHS/HT
 
Port de Casablanca
Nouveau Chantier Naval du Port de Casablanca : De grands travaux sont en marche dans le port de Casablanca afin de répondre à un besoin d’ouverture sur la ville et de restructuration pour mieux répondre aux besoins du marché. Le coût du projet est de 900 Millions de DHS/HT
 
Extension de la Desserte Nord du port de Casablanca : Cette extension aura pour but l’amélioration des conditions de circulation en détournant le trafic généré par le Port qui emprunte à l’heure actuelle l’artère de la route côtière. Ce qui entrainera la fluidification du trafic de marchandises transitant à partir du port ainsi que l’amélioration des conditions de transport de marchandises vers la future zone logistique. Le coût du projet est de Cout du projet  est de 489 Millions de DHS/HT
 
Port de Mohammedia
Le port de Mohammedia développe plusieurs projets structurants. Ces derniers seront réalisés en deux étapes :
Une première étape qui vise à répondre à la croissance des trafics qui transitent par le port et faire face aux contraintes actuelles du port, cette étape comporte trois projets, à savoir :
- un poste de GPL ;
- un terminal polyvalent qui apportera des solutions aux dysfonctionnements actuels du port intérieur (la saturation et l’impossibilité de traiter de grands navires, plus disponibles au marché).Il permettra de disposer de nouvelles capacités portuaires permettant de répondre aux besoins portuaires à l’horizon 2020 en matière de sucre, huiles et le sel en plus des produits alimentaires transitant actuellement par le port de Casablanca).
- un terminal des produits chimiques et le projet de Requalification du port intérieur pour la plaisance et la pêche.
 
Une deuxième étape qui pour objectif de faire face aux trafics provenant éventuellement de Casablanca tels que l’acier, le bois et d’autres marchandises diverses et comprend le projet suivant :
- Un deuxième terminal polyvalent et une extension de la digue principale d’environ 400 ml Le terminal permettra de traiter les trafics qui seront transférés de Casablanca autres que ceux déjà traités au premier terminal polyvalent. Dans ce contexte, l’ANP mène actuellement des études de faisabilité économique et financière ainsi que les études techniques détaillées de ce terminal.
 
Nador West Med 
Nador West Med deviendra le plus grand port du Royaume et l’un des plus importants de toute la rive méditerranéenne. C’est un complexe intégré, portuaire, industriel, énergétique et commercial. Ce nouveau port est érigé dans la baie de Betoya, située au niveau de l'estuaire de l'Oued Kert, à 30 km à l'ouest de la ville de Nador. Cet emplacement est choisi pour des raisons de bonnes conditions topographiques et bathymétriques, de bonne position sur les routes maritimes et de disponibilité du foncier public et privé.
 
Tanger Med 3
Le projet d’extension de Tanger Med I à Tanger Med II rajoutera deux terminaux (3 et 4) à l’ensemble pour une capacité supplémentaire de 5 millions de conteneurs EVP, ce qui portera la capacité totale à 8 millions de conteneurs.  Le terminal 3, d’une capacité de 3 millions de conteneurs EVP,  comprend 1 600 mètres de quais, 78 ha de terre-pleins sera lancé en fonction de la demande. Quant au terminal 4, d’une capacité de plus de 2 millions de conteneurs EVP et comprenant 1 200 mètres de quais et 54 ha de terre-pleins. Marsa Maroc prévoit d’investir 3,8 milliards de dirhams pour ce terminal.
 
 Trafic Aérien 
La révolution sectorielle suite à l’accord du ciel ouvert (open sky) a consacré la libéralisation du transport aérien avec l’Union européenne, l’amélioration des liaisons aériennes du Royaume et l’accroissement du flux du trafic international. 
Aussi, pour mieux accompagner cette évolution, d’importants projets d’extension et de mise à niveau d’infrastructures aéroportuaires ont été réalisés par l’Office national des aéroports (ONDA) dont, notamment :
- L’extension et la mise à niveau des aéroports de Casablanca, de Marrakech, de Tanger, d’Oujda, d’Al-Hoceima, d’Essaouira et de Dakhla, 
- L’extension et le réaménagement du Terminal 1 de l’aéroport de Rabat-Salé. 
- Le réaménagement du Terminal 1 de l’aéroport de Casablanca, 
- La réalisation du Terminal 3 de l’aéroport de Marrakech, 
- L’extension des installations dans le terminal de l’aéroport de Fès. 
- L'extension de plates-formes secondaires dans le cadre d'un programme de désenclavement régional de localités à fort potentiel touristique telles que Guelmim, Zagoura, Tantan. 
 
 
 Réseau Autoroutier 
 
Les projets infrastructurels et les gros chantiers font désormais partie du quotidien des Marocains. Depuis quelques années, le pays est devenu un grand chantier donnant lieu à des réalisations titanesques offrant un nouveau visage au Maroc. Ainsi, avec la réalisation du programme de renforcement et d’extension du réseau autoroutier national actuellement en cours, il est prévu que celui-ci passe de 1.500 km en 2010 à 1.800 km en 2015 reliant l’ensemble des villes au profit de 400.000 habitants. Ce projet a nécessité un investissement global de 45 milliards de dirhams..
Un nouveau programme autoroutier pour les 10 ou 15 prochaines années est prévu, à terme la longueur du réseau s’étendra sur 3.600 kilomètres.
 
 
 
 
 Réseau Ferroviaire
 
 
En faisant le choix de la grande vitesse, le Maroc intègre ainsi le rang des pays qui, en adoptant cette technique, bénéficient aujourd’hui de ses innombrables retombées positives favorisant le développement durable, l’aménagement du territoire, la croissance de la mobilité.
C’est dans ce contexte que ce schéma directeur prévoit la construction d’un réseau de 1500 km devant relier à l’horizon 2035 :
Tanger à Agadir via Rabat, Casablanca, Marrakech et Essaouira en moins de 4 heures (ligne atlantique).
Casablanca à Oujda via Méknes, Fés en moins de 3 heures (ligne maghrébine).
En plus des temps de parcours réduits, les 133 millions de passagers attendus bénéficieront de services de haute qualité à travers des horaires cadencés, des systèmes d’accueil, d’information et de réservation modernes et un confort de haut standing assuré par un matériel adapté.
Aujourd’hui, en effet, le TGV marocain se précise, puisque dans une 1ère phase, ce sont deux lignes à grande vitesse qui seront mises en service :
- La première, vers le nord, reliera Tanger à Casablanca dès 2013-2014.
- La seconde, vers le sud, reliera Marrakech à Casablanca en 1h20 au lieu de 3h15 actuellement.
L’Office s’est lancé dans un important programme de développement qui consiste en la construction d’un réseau de ports secs à travers les grands sites de distribution et de consommation au Maroc et l’aménagement de Zones d’Activités Logistiques (ZAL) adossées aux ports secs. Dans ce sens, l’ONCF a procédé à la construction d’un port sec au niveau de Casablanca. D’autres projets sont en cours et concernent la construction de plateformes multimodales au niveau des agglomérations de Casablanca-Mohammedia, Fès, Marrakech, Jorf-Lasfar et Tanger.